Comment créer un nouveau monde, partie 2

Dans les domaines énumérés la semaine dernière, je te parlais de comment augmenter ce processus de créativité et qu’est-ce que ça implique exactement ? Je vais faire un bref survol des sujets ou domaines les plus populaires car sinon on va s’éterniser ! Mais cela devient un sujet très intéressant de remise en question : Qu’est-ce que la créativité! »

Être créatif implique d’être original. Et être original ne veut pas nécessairement dire de ne pas faire comme les autres (sinon tout devient permis au saint nom de la créativité !), mais de ne pas se contenter de répéter banalement ce qui a déjà été fait. Adapter de façon agréable, jolie, meilleure, ou supérieure un concept ou une idée déjà acquise ; prendre une idée et la modifier pour attirer et attiser les 5 sens ; tourner et retourner dans tous les sens un concept afin d’en tirer le maximum de bénéfices, non pas financiers (ou du moins pas uniquement) mais artistiques, valorisant les idées humaines. On parle de concepts évolutifs. De plus en plus on se dirige vers une conscience sociale, la conscience de prendre en compte tous les villageois de notre communauté et de respecter cet état de fait. On arrête de tirer la couverture de notre bord. Comment ? Voici ce survol.

Livres (romans), cinéma, TV et vidéo. Plutôt que de se contenter des éternelles mêmes histoires remâchées avec différents personnages, adaptation de vieilles bandes dessinées, « remake » des films populaires des années 30, 50, 70 et même 90, romans à l’eau de rose où le héros a un nom différent à chaque bouquin et la fille toujours aussi belle en version blonde-brune-noire ou rousse, ou les modes fantaisistes de roi et reines, princesses et dragons, nains et sorcières ? Pourquoi ne pas en créer des nouvelles histoires ? Qu’est-ce qui t’empêche de créer un nouveau monde ? Qu’est-ce qui t’empêche d’être plus original ? Je sais, ce n’est pas facile, mais ce l’est encore plus que tu ne crois.

Prenons comme exemple les dessins animés, créés grâce aux logiciels infographiques, « Fourmiz (Antz, 1998, Dreamworks) et la sortie 1 mois plus tard du film « 1001 pattes » (A Bug’s Life, 1998, des studios Pixar). La controverse est que l’histoire est assez ressemblante. Je me suis laissé dire qu’un des producteurs, n’étant pas d’accord sur la production aurait claqué la porte et emmené son projet vers un autre studio… et repris son histoire. C’est tout à fait compréhensible que lorsqu’on crée une belle histoire, on y tient. De là à ce qu’elle ressemble à une autre, c’est prendre le public en otage.

Alors imagine à ton tour que tu passes des centaines d’heures sur une histoire pour finalement te rendre compte que ce n’est qu’une vulgaire adaptation d’un autre bouquin fraîchement publié. Que vas-tu faire ? Impossible de penser « copie » car tu n’as même pas eu le temps de publier ton bouquin ! Dans la littérature, cinéma ou même séries télé, premier arrivé premier servi. Les romans-films-séries télé ou vidéos qui ont la même thématique ne deviennent que de « pâles copies volées ». À moins bien sûr que tu prouves que ton idée a été volée. Dans le cas présent, tu ne peux pas. Donc tu ne deviens qu’un « copieur sans avoir copié » de plus. Depuis Harry Potter, créé par J.K Rowling, combien de romans ont des magiciens, des sorciers et autres personnages magiques ? Depuis « Le code DaVinci » de Dan Brown, combien de romans nous racontent des histoires de secrets bien cachés, de sectes concoctant des complots millénaires et des fanatiques prêts à mourir pour leur cause ? Il est compréhensible de voir cette foison sur le marché et le lecteur n’a que l’embarras du choix car la recette fonctionne… a bien fonctionné au moins une fois. Cependant, une fois n’est pas coutume. La trilogie « Le seigneur des anneaux » n’a connu de vrais succès, et toutes les autres histoires de monstres/de seigneurs impitoyables/d’ogres et autres personnages tout aussi magiques qui ont suivis, qu’à la suite du succès cinématographique de Peter Jackson. Pourtant, J.R.R. Tolkien a publié sa trilogie entre 1954 et 1955. Il aura fallu attendre une cinquantaine d’années avant de voir ce foisonnement d’ogres et de magiciens blancs. Et si tu créais ton propre monde imaginaire ? C’est ce que plusieurs ont fait. Malheureusement, ils se perdent dans le fourmillement de ce que j’appelle « copies » des livres populaires.

Un autre domaine très controversé est celui de l’art culinaire. Là… ouf ! Faire preuve de créativité culinaire relève maintenant davantage de nutrition que seulement de goût. Faire preuve de créativité apporte un changement radical dans la façon de cuisiner et de manger. On ne mage plus n’importe quoi. On n’ajoute pas des quantités de sel et sucre pour que ça goûte bon. On a élargi notre garde-manger avec de fines herbes et autres épices de lointaines contrées. On découvre et le palais ne s’en porte que mieux. Autre élément créatif de moins en moins négligeable, minimiser l’impact sur l’environnement soit directement ou indirectement. Nous savons comment se crée la pollution, les émissions à effets de serre et le gaspillage en ressources naturelles. Il s’agit maintenant de diminuer la consommation animale et du même coup préserver l’environnement, si nous voulons rester en vie.

Le niveau scolaire, ou l’école,  peut monter d’un cran sa créativité en stimulant l’imaginaire des enfants en leur permettant de voir toutes les possibilités qu’ils ont devant eux plutôt de se contenter du minimum requis pour avoir une bonne note scolaire. Ceci est un long chapitre et si plusieurs intervenants internationaux ont lancé des débats, personne n’est encore d’accord sur la façon d’agir.

La mode est un champ de bataille ouvert sans pour autant penser qu’elle soit seule représentative de la créativité vestimentaire. Un autre domaine ou les portes sont largement ouverte pour qui veut lancer sa propre mode. Plusieurs exemples au cours des âges se sont succédés principalement ceux des habillements des vedettes artistiques. Mais kil ne faut pas en rester là pour autant. Les jeunes designers, ceux qui veulent se tailler une place sur le marché, ont des idées avant-gardistes et tout comme la cuisine, ils impliquent le respect environnemental dans leurs créations. C’est un plus !

Les hautes technologies, malgré un certain retard, ont finalement percées au grand jour. Les ordinateurs affichent leurs couleurs, les tablettes graphiques percent les marchés et les cellulaires ont fait « soudainement » des bonds en termes de créativité. L’informatique est un autre domaine où la créativité est essentielle pour la survie de ses applications. Ce domaine est loin d’être saturé et être créatif ne peut qu’y assurer un meilleur avenir.

Les modes de vie, les habitations et la question « verte » ne sont pas qu’une idée à la mode mais plutôt un besoin de plus en plus pressant vue la disparation de plusieurs ressources naturelles, ce qui touche également le monde des transports privés et en commun comme l’automobile, les autobus, les trains, les navires et les avions. On peut expérimenter, chercher et appliquer une créativité constructive si l’on veut progresser vers un monde meilleur. La recherche en matière bioénergétique, santé et environnementale n’est qu’à ses débuts.

Le jeu vidéo, sur plateforme de jeu ou d’ordinateur, a la fâcheuse tendance à être basé sur la destruction, les tueries ou élimination d’adversaires plutôt sur un mode de pensée constructif. Je te vois venir, mais non, je ne parle pas de jeu « scolaire » ou tu apprends à parler anglais ou comment calculer. C’est un domaine qui malheureusement est devenu saturé. Quand je parle de jeu vidéo, je parle de se baser sur le même rythme actuel mais de le rendre plus fonctionnel pour le cerveau. On ne peut pas le nier, le jeu sur ordinateur a la capacité d’exciter les cellules nerveuses. On développe des réflexes (et on a la gâchette facile). Pourquoi ne pas transposer le tout vers une action positive mais surtout constructive ? Je ne parle pas de nos jeux « scolaires », mais bien d’action et d’aventure !

Les domaines qui peuvent largement augmenter la créativité pleuvent. Il y en a partout. Imagine-toi dans un monde en train de dépérir. Que vas-tu faire pour le sauver ? Oublie les films où un seul être lève la main et est le candidat idéal pour sauver le monde. Que ferais-tu si tu étais acculé à la faim, à ne plus trouver d’eau saine, à augmenter ton potentiel d’apprentissage pour juste survivre ? Tous ces domaines t’attendent. Fais en exploser un ou deux avec ta propre créativité. N’attends pas après les autres car en fait, tous attendent après toi.

Sois créatif!

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