Comment écrire une nouvelle?

La semaine dernière, on a abordé la question du scénario, comment en écrire un. Le cinéma est un monde à part, un monde différent autant par le style d’écriture demandé que son exécution. J’en ai tiré une bonne expérience et la plupart des techniques que j’utilise pour écrire viennent de là. Je les ai adaptés pour les besoins de la cause, celle d’écrire plus rapidement mais de façon plus ordonnée. J’ai déjà écrit sur cette façon de faire. Pour t’en glisser un mot aujourd’hui, on ne tourne pas un film dans l’ordre chronologique de l’histoire, mais dans l’ordre des scènes tournées dans le même lieu et/ou avec les mêmes personnages.

Bien écrire, c’est connaître sa langue

Mais revenons à l’écriture. Il faut dire que peu importe le style que tu veux adopter, il faut à tout le moins savoir écrire. Cela inclut également la grammaire et le vocabulaire. Je ne fais pas exception à la règle ! J’ai dû faire mes devoirs. Je suis donc allé à l’université suivre des cours de français afin d’améliorer mon écriture. Les fautes de syntaxes étant les plus sévères, suivies des fautes de grammaire et finalement le vocabulaire ou comment bien écrire un mot, j’ai trouvé que je ne savais rien sur le français. Mais j’ai trouvé très enrichissant ces nouvelles connaissances et la façon d’analyser un texte. Suis-je pour autant meilleur en français ? Je ne sais pas… disons que j’ai appris la façon de comprendre un texte et de là, raisonner sur les accords et la conjugaison, le vocabulaire étant pour la plupart du temps réglé, surtout avec les dictionnaires intégrés. J’utilise aussi Antidote. Le correcteur analyse en profondeur ton texte au point de souligner des fautes qui n’en sont pas. Cela dépend du sens que l’on veut donner aux mots. Mais le gros avantage d’Antidote est la quantité de dictionnaires disponibles comme les synonymes et antonymes, les définitions, les conjugaisons, les citations et analogies pour ne nommer que ceux-là.

La modernité veut donc que nous n’ayons plus aucune bonne raison d’avoir une orthographe défectueuse. Qui n’a pas de correcteur sur son application ou logiciel de traitement de texte ? Si vous utilisez Word, vous en avez déjà un incluant le français et plusieurs autres langues. Vous pouvez aller sur Internet pour faire corriger vos textes et ce gratuitement. Vous avez des dictionnaires de synonymes et antonymes, de conjugaison dans tous les temps, des prépositions et conjonctions et la ponctuation. Vous avez des exemples de lettres de présentation pour un emploi ou des poèmes. Bref, la seule raison pour ne pas réussir n’est pas à votre portée !

Écrire c’est raconter une histoire

Alors pourquoi écrire ? Si tu as cette flamme en toi qui ne cesse de brûler même par temps pluvieux, alors vas-y ! Écris ! Et pour bien commencer cette nouvelle activité que tu viens de découvrir, ou que tu as découvert il y a de cela bien longtemps, trouve un prétexte pour écrire. Tu ne sais pas ? Je t’en ai donné un sur ce concours littéraire auquel je veux participer. La date de clôture est le 31 août. Tu dois écrire un roman. Rends-toi sur le site pour prendre connaissance des règlements. Il te reste amplement de temps si tu t’y mets sans trop tarder. Tu crois que c’est trop gros ou que le délai est trop serré ? Dis-toi qu’un roman normal comprend environ 85 000 mots. Si tu écris 2 000 mots par jour, au bout de 60 jours, ça t’en fera 120 000. Alors prend le mois de juin et juillet, écris le reste de ton histoire en août, donne-toi quelques jours pour y réfléchir, relis-le une dernière fois avant de l’envoyer.  Si c’est ton premier roman, tu apprendras plus en l’écrivant qu’en suivant n’importe quel cours.

Écrire une nouvelle plutôt qu’un roman

C’est encore trop gros pour toi ? Alors voici une autre façon de te faire la main. Voici un concours de nouvelle. La date limite est la fin juin. Ton texte doit avoir 2 500 mots maximum. Si tu es productif, tu fais ça en une journée. Si tu es lent, ça te prendra une semaine. Si tu ne sais pas quoi écrire, ajoute une autre semaine… et il te reste encore du temps pour la fignoler. Mais qu’est-ce qu’une nouvelle et comment en écrire une ?

Une nouvelle est une petite histoire en quelques pages. Il y a, comme toute histoire, un début, un milieu et une fin. Ce n’est pas un résumé d’histoire ou même un condensé. Plusieurs débutants écrivent un résumé d’histoire comme nouvelle et là est la plus grosse erreur. Si tu prends cette direction, tes chances de remporter sont grandement diminuées.

Des exemples

Pour te donner une idée de ce qu’est une nouvelle, plusieurs auteurs célèbres en ont écrit et les ont publiées sous forme de recueil. Entre autres, il y a Edgar Allan Poe avec ses histoires extraordinaires ou nouvelle fantastique,  Charles de Baudelaire avec ses fleurs du malJean de La Fontaine avec ses célèbres fables, et plus près de nous, Stephen King qui a écrit plus de 200 nouvelles. Différents styles et différents genres d’histoires.

Tu veux te lancer, alors vas-y. J’ai longuement discuté des moyens de trouver des idées et comment les développer. Il est temps de passer à la pratique. Je te partage quelques trucs. Avant tout, regarde ce que Wikipedia te donne sur la définition d’une nouvelle. Pense à une histoire que tu as toujours eue en tête. Développe-là simplement car tu ne peux pas te permettre une structure trop complexe. Tu es limité par la quantité de mots ou de pages. Une fois que ton histoire est trouvée, fais une configuration mentale (mind mapping en anglais). C’est-à-dire, trouve des idées en écrivant des mots-clés autour de ton idée principale. La façon la plus simple pour trouver des idées est de te poser les questions « Qui-Que-Quoi-Où- Quand-Comment-Pourquoi ».

Une fois tes idées bien en place, place-les sur une ligne droite qui représente le développement et le récit de tes événements. Une façon de raconter implique que ton lecteur doit vouloir lire de plus en plus, donc ton histoire doit être de plus en plus intéressante. C’est une courbe qui monte vers le haut. On en veut encore. Accroche ton lecteur en augmentant l’intérêt de ton récit par du suspense, du danger, un mystère à éclaircir et on veut savoir qui est le vrai coupable, une quête et est-ce que le héros va réussir ?

Limite la quantité de personnages. Avoir plus de personnages implique de les développer. On veut les sentir vivants et pour cela, il faut leur donner une présence. Cette « présence » demande des mots et dans une nouvelle, tu n’en as pas tellement. La nouvelle est limitée, tes personnages le sont aussi. Même commentaire concernant les lieux, les faits, les descriptions.

Alors quoi écrire ?

Une histoire. Une histoire implique des dialogues. Fais des échanges réels (si c’est le cas). Écris des échanges verbaux ou silencieux, utilise le langage corporel (non verbal), écris leurs pensées. Donne des émotions à tes interprètes qui jouent le jeu pour toi. Sois un metteur en scène extraordinaire et laisse tes personnages interpréter à leur façon le rôle que tu leur as destiné. Coupe les moments morts ou limite-les à peu de mots. Utilise des synonymes pour éviter les répétitions inutiles, ton texte ne sera que meilleur.

Une introduction sert à introduire ton récit, présenter tes personnages et la situation présente. Évite les « passés » de tes personnages s’ils ne sont pas nécessaires à ton récit. Chaque fois que ton attention tombe en lisant un passage, coupe-le.

Comment écrire la fin

La fin est un moment solennel surtout si on veut éviter les éternels « happy ending » (ils se marièrent et vécurent heureux jusqu’à ce que mort s’en suive). Pourquoi ne pas écrire la fin de ton histoire en premier ? Ainsi tu sauras comment se termine le récit, tu n’auras qu’à remonter dans le « temps » pour débuter ton histoire. Pourquoi tes personnages en sont-ils arrivés là ? Qu’est-ce qui a bien pu se passer ?

Le prologue est le tout début de ton récit. Oublie les présentations  et commence-le fort, en pleine action. Tu accrocheras ton lecteur dès en partant.

En résumé

Raconte une histoire, montre l’action, fais écouter les dialogues, décris les pièces, les émotions, ;es expressions des visages de tes héros, fais participer le lecteur au déroulement des événements; une morale à apprendre est un autre élément important de tout récit, le protagoniste doit être différent à la fin du récit soit qu’il a « grandi », soit qu’il est meilleur; écrit une histoire qui se tient et évite les « fausses » réalités juste pour faire concorder des éléments de ton histoire. Approche-toi de la réalité de tes personnages.

Et en écrivant ces mondes à découvrir de ton récit, n’oublie pas une chose, sois créatif !

 

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