Il n’y a que 2 types d’écrivain

L’image qu’on se fait d’un auteur est qu’il s’assoit devant son clavier et se met à écrire pendant des heures. Ou qu’il regarde par la fenêtre et réfléchit à ce qu’il va pondre comme récit, ou encore qu’il fait les cent pas devant son ordinateur cherchant l’idée du siècle qui va révolutionner le monde du roman. Puis il se jette à l’eau, se met à écrire et espère pour le mieux que tout aille bien car il faut bien l’admettre, il a une vague idée de ce qu’il veut bien raconter. Son seul but, écrire une histoire extraordinaire. Comment? En se fiant à son instinct. Bravo! Si tu te reconnais, tu fait alors partie des « pantsers ». Ils sont appelés ainsi par nos confrères anglais car ils « fly by the seat of their pants » (volent par le siège de leur pantalon) quand il s’agit d’écrire un roman.

Si par contre, tu planifies chapitre par chapitre, exposes les grandes lignes, recherches les détails des descriptions détaillées, trouves des photos ou esquisses sur ce que tes personnages devraient avoir l’air, alors tu fais partie des « plotters ».

Si à première vue ces deux genres ont d’étroits dénominateurs communs, il existe un énorme fossé dans leur approche quand vient le moment d’écrire leur roman. Le « pantser » attend l’inspiration, le « plotter » planifie tout.

Je dois admettre que j’ai été un « pantser » pendant de longues années, me fiant à mon imagination pour me sortir de nombreux cul-de-sacs dans lesquels je me dirigeais immanquablement. Je dois par contre admettre également que je n’écrivais pas de romans, mais des textes et nouvelles.

Alors si j’étais, cela veut dire que je ne le suis plus? Exact, mais on ne chasse pas le naturel si facilement.

Ma « guérison » est venue après un roman que j’ai écrit et qui n’a jamais été publié. L’histoire était personnelle et ne sortait pas des sentiers battus. Ce fut ma première leçon. Puis j’ai voulu faire comme les grands, écrire une histoire pour révolutionner le genre. Mon frère avait accepté de faire partie des troupes et ensemble nous avons développé le concept, établie les grandes lignes, positionné sur une évolution chronologique nos événements et bâti la structure. Et j’ai écrit, écrit et écrit. Quelques 500 pages plus loin, et de nombreuses années plus tard, j’avais terminé ma première version.

Mais après les constructives critiques de mon frère qui avait une certaine idée d’un récit de ce genre, ce pouvait être amélioré. Malgré que j’aie suivi la structure, elle était défaillante au départ et, autre élément non négligeable, l’histoire en elle-même avait « évolué » au-travers du temps pris à l’écrire.

Phase 1. J’ai relu avec attention en ayant les critiques en tête et plus d’une centaine de pages ont été coupées.

Phase 2. Je ne savais plus quoi faire. Il me fallait une méthode, une approche fonctionnelle et rapide pour me sortir du pétrin dans lequel je me dirigeais. Il n’était pas question de remettre à plus tard le projet et il n’était pas non plus question de le mettre dans la soute aux oubliettes.

Phase 3. C’est là que j’ai créé ma propre méthode. Il me fallait avoir des idées au moment-même que j’en éprouvais le besoin et sur un claquement de doigts, être capable de situer dans l’espace-temps ces idées et de les intégrer facilement dans le roman existant. Finalement, écrire où je le voulais, au moment que je le voulais, durant les temps morts de ma journée, et de la façon qui me convenait le mieux. Et la cerise sur le gâteau, sans me sentir ligoté par une structure exigeante, je voulais de la souplesse et me sentir un peu « pantser ». Bref, je demandais un miracle.

Moins de deux années plus tard, le tome 1 Aouma Sutra fut prêt. Plus 302,000 mots répartis sur 850 pages. J’ai dû le séparer en trois parties pour rendre la lecture plus facile, ce qui m’a demandé de créer trois pages couvertures différentes qui ont été faites avec plaisir.

J’ai tout appris avec ce roman. Pour prouver que ma méthode fonctionnait bien, l’année suivante, je me suis donné le défi d’écrire un roman en moins de trois mois. « Tchial, déracinée » est né. C’est plus de 82,000 mots, incluant page couverture et autres détails techniques, écrit à partir de 0 idée.

Parallèlement, j’ai fait le vrai test avec de vrais étudiants, jeunes en plus. À l’été 2017, j’ai lancé ma méthode avec pour buts d’entraîner de jeunes étudiants à écrire leur nouvelle. J’ai eu plus de candidats que prévus. En moins de 10 à 12 semaines, tous avaient leur nouvelle en main, reliée avec page couverture couleur. Ce qui veut dire qu’en moins de 10 heures d’écriture, la plupart ont écrit de 1,500 à 3,000 mots en un récit structuré et sans avoir le moindre regret mais plutôt du plaisir. La plupart ont aussi continué le processus et depuis, le nombre de mots ne fait qu’augmenter allant jusqu’à 34,000 mots.

Est-ce que la méthode fonctionne? Oui.

Est-ce la seule méthode? Non.

Est-elle facile d’approche? Si des étudiants de 10, 9, 8 ou même 7 ans peuvent l’appliquer, je ne verrais pas pourquoi tu ne pourrais pas.

Suis-je en train de te vendre ma méthode? Pas du tout, pas aujourd’hui en tout cas!

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Photo by Nik Shuliahin on Unsplash, https://unsplash.com/photos/LkeX3OfsGHE

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