Organiser ses écrits, ce n’est pas un travail de moine!

Tu as plein d’idées et elles sont toutes plus géniales les unes que les autres. Mais il n’y a qu’un seul problème, tu ne t’en rappelles pas. Imagine si tu étais devant ton ordinateur à ce moment, tu les écrirais à la vitesse de l’éclair.

Mais tu n’y es pas.

Tu es à un diner de famille, au parc avec les enfants, chez un ami lui donnant un coup de pouce pour bâtir son cabanon, en randonnée pédestre, en ski, à un match de sport au stade ou pire, en camping.  Que dire si tu es dans la douche? Ou que tu te réveilles en plein milieu de la nuit? T’es en forme pour écrire?

Avant d’aller plus loin, je te raconte une anecdote. À l’été 2014, je terminais la première version du tome 1 Aouma Sutra contenant environ 500 pages. Suite à des critiques constructives, j’ai éliminé une bonne centaine de pages, et rebâti la structure du récit. Il fallait surtout m’organiser car de cinq à sept personnages, j’allais passer à une soixantaine. Ces histoires allaient aussi s’entrecroiser et se chevaucher. Je voulais éviter les redondances et les répétitions. Il fallait que tout soit synchronisé afin de faciliter la lecture tout en créant le suspense voulu. Et pour ça, il n’y a qu’une façon de s’en sortir: Il faut se préparer!

Comment se prépare-t-on?

L’une des choses les plus importantes est de s’organiser et la meilleure façon est de créer une série d’automatismes. Le problème avec les automatismes est le même que celui des résolutions du nouvel an, ça ne reste pas. Alors que faire?

Quels sont les moyens mis à ta disposition pour t’organiser et te rappeler les idées?

Les bouts de papier sont excellents…

J’ai arrêté de compter le nombre d’étudiants qui fouillent dans leur poche, cherchent dans leur sac, réfléchissent et disent finalement: c’était une bonne idée c’est pour ça que je l’avais écrite sur un bout de papier.

« C’était, » là est le point final sur les bouts de papiers.

Tu peux utiliser ton téléphone intelligent et enregistrer de vive voix ton idée?

Excellent! Tu vas discourir de long et en large sur ton idée car tu as un gros espace disque disponible. Et une fois chez toi? Essayer de déchiffrer ce message et chercher le point essentiel. Cependant, écrire est différent de parler à moins d’être en mode raconter comme un humoriste. Sinon, on a la fâcheuse tendance à répéter les mêmes actions et faits et redire la même chose en d’autres mots. Transposer ce verbiage en écrit devient redondant. Ton lecteur veut que le récit avance en action ou en rebondissements. S’il n’a pas compris, il n’a qu’à relire, à moins que tu n’aies pas bien matérialisé ta pensée en mots. Répéter ne donne absolument rien. Tu n’écris pas le mode d’emploi d’une cafetière!

Tu te retrouves donc à écrire les trois mots qui résument le mieux ton idée… sur un bout de papier.

S’organiser disions-nous. En tant qu’écrivain, sois bref, concis et précis. Et écris.

Et la meilleure façon est de prendre les grands moyens. Et pour ça, tu as surement trouvé la solution avant même que j’en parle.

« Mais pourquoi tu n’écris pas dans un calepin de notes? »

Comme je trouvais qu’un calepin de notes tout-à-fait banal pouvait faire l’affaire, je me suis rendu compte qu’en fait, c’était effectivement banal. Mes notes se retrouvaient pêle-mêle: les personnages avec les descriptions de lieux, les situations avec des bouts de dialogues, les noms parmi les idées et des idées qui se répétaient en d’autres mots. Tu vois, il n’y a pas grand-chose qui a changé depuis les bouts de papiers sauf qu’au moins, rien ne se perdait. Il fallait plonger et nager à contre-courant pour démêler tout ça. Comme excuse de procrastination, il n’y a pas mieux.

Mais la quête achève, il y a ça de bon.

J’ai donc créé « Mon calepin d’auteur ». Il est fait sur mesure pour tout auteur, débutant ou non, et peu importe le genre. Je te montre de quoi il s’agit dans mon prochain email. Sois patient, ça en vaut la peine!

D’ici là, bonne écriture!

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